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La nature est cruelle mais juste. Elle ne connaît rien de la morale humaine, ni de ses principes religieux ou philosophiques. Elle est au-delà du bien et du mal, elle est la matrice dans laquelle rien ne peut être inventé ni amélioré. Un criminel ou un saint sont traités de la même manière. L’humanité ou une fourmilière sont indistinctes pour la nature et l’univers : s’il y a déséquilibre, surpopulation ou déficience du substrat biologique, les quatre « chevaliers de l’apocalypse » sont envoyés sous la forme de famine, guerre, maladie et mort. Et ainsi l’équilibre est rétabli.

C’est le prix à payer pour rester en harmonie avec elle.

Mais cette constatation ne prend en compte que les aspects animal et biologique de l’homme, sans considérer son étincelle intérieure qui le relie au divin, faisant de lui une espèce à part sur l’échelle cosmique de la conscience. Les pieds dans le déterminisme de la matière, mais l’esprit potentiellement relié aux cieux, il peut échapper à la causalité impitoyable de la nature, à la « loi de la jungle », à la loi du plus fort, si et seulement s’il se connecte à son étincelle.